J’ai arrêté de me justifier en permanence

J’ai arrêté de me justifier en permanence

par | Juil 3, 2026 | Pour aller plus loin | 0 commentaires

Il y a une période de la vie où l’on passe beaucoup de temps à se justifier. Justifier ses choix, ses envies, sa manière de vivre, sa façon de s’habiller. Justifier ce que l’on est, ou ce que l’on n’est pas, comme si chacune de nos décisions devait être validée, expliquée, comprise par notre entourage (ou par des étrangers sur Instagram !). Et puis, avec le temps, quelque chose change (sûrement la sagesse qui s’installe en même temps que les rides et les cheveux blancs) : on commence à réaliser qu’on n’a pas besoin d’autant de justification qu’on le pensait. Voici les 5 choses que j’ai arrêtées de faire (scoop : je me sens mille fois mieux et la terre continue de tourner !).

1. J’ai arrêté de me justifier auprès de tout le monde

Pendant longtemps, j’avais tendance à vouloir être comprise. Expliquer mes choix, détailler mes décisions, me défendre parfois, même quand personne ne m’attaquait vraiment. Et puis j’ai compris quelque chose de simple : tout le monde ne comprendra pas mes choix. Et ce n’est pas grave. Certaines personnes auront besoin d’explications, et beaucoup auront surtout leur propre grille de lecture, quoi que je fasse et quels que soient mes supers arguments méticuleusement choisis. Alors j’ai appris à ne plus faire de ma vie un dossier à défendre (vous avez remarqué que l’on passe beaucoup de temps à vouloir expliquer des choses à des gens qui ne sont même pas si importants que cela pour nous ? Quel temps perdu quand on est trop attaché à ce que les autres pensent de nous…)

2. J’ai arrêté de me justifier sur la manière dont je vis

Il existe une pression très subtile aujourd’hui : celle de devoir “bien vivre”. Bien manger (équilibré, local, sans pesticides, sans rien), bien travailler (mais pas trop quand même hein), bien organiser sa vie (c’est-à-dire l’organiser à la manière des autres), bien se reposer (dormir la nuit surtout, parce que le repos de l’âme ou du cœur ça n’est pas si important), bien choisir (son mari, ses cosmétiques, sa vaisselle, le nom de son chat, une poêle sans matières cancérigènes). Bien penser (donc, en général, ne pas trop penser).

Comme si chaque aspect de la vie devait être optimisé et validé par les médias ou les gourous en tous genres. Mais la vérité, c’est que la vie réelle est beaucoup plus simple… et beaucoup moins parfaite. J’ai arrêté de chercher à rendre ma vie “justifiable” aux yeux des autres.

3. J’ai arrêté de me justifier sur ce que je ressens

Il y a aussi cette idée très diffuse qu’il faut toujours avoir des émotions “raisonnables”. Être fatiguée mais pas trop. Être sensible mais pas “trop”. Être touchée mais sans exagérer. Comme si nos ressentis devaient passer un filtre avant d’exister. Avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas à moi de rendre mes émotions acceptables. Elles sont ce qu’elles sont. On essaie aussi de nous couper de nos instincts, de nos intuitions. « Mais si je t’assure, cet homme est bien sous tous rapports ». Et pourtant, il y a des choses qu’on ressent sans pouvoir toujours les prouver. Et j’ai appris à respecter ça aussi.

4. J’ai arrêté de me justifier sur mes choix de vie

Il y a des moments où l’on s’éloigne des attentes des autres. Et très vite, une question arrive : “Pourquoi tu fais ça ?”. J’ai appris à distinguer deux types de questions :

  • celles qui viennent d’un vrai intérêt
  • et celles qui demandent surtout une justification

Je ne réponds plus de la même manière aux deux. Et surtout, j’ai appris à répondre différemment selon les questions. Toutes les questions ne demandent pas une justification. Encore une fois, pourquoi vouloir tout expliquer à des inconnus ou à des personnes qui ne me veulent pas forcément du bien ?

5. J’ai arrêté de me justifier sur mes positions

C’est une des choses les plus libératrices. On vit dans un monde où l’on attend souvent des positions très tranchées, des avis nets, des prises de parti claires, es discours sans nuance où tout est soit noir soit blanc. Comme si, pour être crédible, il fallait choisir un camp et y rester. Comme si changer, nuancer, affiner sa pensée ou son regard sur les choses était suspect.

Mais une femme évolue. Une vie évolue. Une compréhension évolue. Et tout n’a pas besoin d’être figé pour être légitime. Parfois, changer ne demande pas une explication longue. Juste le droit d’évoluer sans devoir se justifier.

CONCLUSION

Avec le temps, j’ai compris que se justifier constamment ne rend pas la vie plus claire. Aujourd’hui, je cherche moins à expliquer ma vie… et davantage à la vivre.

Avec simplicité.
Avec cohérence intérieure.
Et surtout avec une forme de paix profonde.

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