Vous ne serez plus féministe après avoir lu cela…

Vous ne serez plus féministe après avoir lu cela…

par | Mar 21, 2020 | Pour aller plus loin | 22 commentaires

Féministe

Ce n’est pas la première fois qu’est abordé sur ce blog ou sur la page Facebook le sujet du féminisme. À chaque fois, cela déclenche de nombreux débats, et nous avons le droit aux éternels mêmes arguments : « c’est grâce aux féministes que tu peux travailler », « c’est grâce aux féministes que tu peux avoir ton propre chéquier », etc, etc. Ce sujet est extrêmement sensible, et, comme je l’ai expliqué dans cette conférence, le débat est rarement possible. En effet, les féministes, ou celles et ceux qui les défendent, usent d’intimidation, de violences, de culpabilisation et autres méthodes comme le lavage de cerveau, et interdisent toute pensée contraire à la leur ou tout dialogue argumenté et constructif.

Le premier problème lorsque l’on parle de ce sujet, est de définir le féminisme. Si on lit la définition de Wikipédia par exemple, tout semble à peu près neutre et sans possibilité de polémique : « le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées philosophiques qui partagent un but commun : définir, promouvoir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Le féminisme a donc pour objectif d’abolir, dans ces différents domaines, les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des femmes dans la société civile et dans la vie privée ». Qui pourrait argumenter contre une telle définition ? On remarque toutefois le (faux) postulat comme quoi les inégalités homme-femme profiteraient surtout aux hommes (c’est sans compter ces statistiques dont on ne parle jamais).

Il semblerait, en réalité, que les féministes ne sachent pas distinguer égalité et équité, différences et inégalités. Oui, les femmes sont différentes des hommes, est-ce si mauvais que cela ? Elles n’ont pas les mêmes besoins, les mêmes envies, le même rôle dans la famille et dans la société. Son corps et ses hormones lui confèrent une vision cyclique de la vie. Son cerveau n’est pas non plus le même. Ce sont des réalités scientifiques ! En revanche, ce qu’il faut savoir reconnaître, c’est que, si le féminisme est né, c’est qu’il y avait un certain contexte de frustrations et de souffrances vécues par les femmes, et qu’il fallait y trouver une réponse et des solutions. Cela, il ne faut pas le nier. Pour autant, est-on obligée de s’engouffrer dans le combat féministe sans réfléchir davantage à ce mouvement et à ses grandes figures ?

Je pense notamment à Simone de Beauvoir, célèbre auteur du Deuxième sexe, l’un des livres fondateur du féminisme en France. En étudiant cette personne et cet ouvrage, on comprend mieux dans quel état d’esprit a été fondé ce mouvement, quel que soit son but à la base. Et même si certaines choses positives et appréciables en sont sorties, faut-il pour autant le sacraliser et le rendre intouchable ? Non, il n’est pas nécessaire d’être féministe pour défendre les femmes ! Dans son livre, Simone de Beauvoir exprime une haine et un mépris farouche des femmes et de la maternité. Quand elle parle de grossesse, voici le champ lexical : « problèmes », « angoissant », « singulièrement effrayant », « terreurs », « maudite », « mutilation », « impotence », « la femme jouet de forces obscures… ballottée, violentée », « martyre »,  « instrument souffrant, torturé ». Selon elle « dans le sein maternel, l’enfant est injustifié », il est « un polype né de sa chair et étranger à sa chair » qui « va s’engraisser en elle », elle qui est « la proie de l’espèce », comparée aux « autres femelles mammifères » et autres « femelles domestiques », « déformée, enlaidie » par la grossesse. « Celles qui traversent le plus facilement l’épreuve de la grossesse, ce sont d’une part les matrones totalement vouées à leur fonction de pondeuse, d’autre part les femmes viriles qui ne se fascinent pas sur les aventures de leur corps. » Belle vision de la femme et de la maternité, n’est-ce pas ?

Sans compter que Simone de Beauvoir et son amant, Jean-Paul Sartre, défendaient la pédophilie (ils ont signé des pétitions en 1977 appelant à sa dépénalisation). Il est également notoire que cette féministe était en fait une « rabatteuse » pour son mari et lui trouvait de jeunes vierges mineures qu’il déflorait dans des hôtels miteux. Quelle belle vision de la morale, de l’amour, du couple, de la femme ! En conclusion de son livre, voici ce qu’elle écrit : “La dispute durera tant que les hommes et les femmes ne se reconnaîtront pas comme des semblables, c’est-à-dire tant que se perpétuera la féminité en tant que telle.” Simone de Beauvoir ne défend pas la féminité, elle la déteste. Comment peut-on encore être féministe lorsque l’on sait dans quel état d’esprit et par quelles personnes ont été promues toutes leurs idées ? La véritable libération de la femme ne réside pas dans la négation de ce qu’elle est, mais dans la défense de ce qui la constitue, notamment sa fécondité.

Toutes les grandes conquêtes féministes (avortement, pilule, PMA, etc) sensées libérer la femme l’ont en fait niée et aliénée, comme je l’explique dans ce podcast. Ces pratiques en reviennent à nier sa nature, sa spécificité, sa maternité. « Une femme qui n’a pas ses règles est une femme parfaitement adaptée au modèle occidental, patriarcal et capitaliste. Cela lui permet en outre de rester sexuellement disponible et émotionnellement atone » (Holly Grigg-Spall, Sweetening the pill). La pilule a transformé la femme en objet de jouissance qui doit être disponible tout le temps. Tout cela vous montre bien que le mouvement féministe ne veut pas réellement défendre la femme et la féminité. Cela ne signifie pas que tous leurs combats soient mauvais, et heureusement. Cependant, leur état d’esprit et leur vision de la féminité, de la maternité et des relations homme-femme est toxique et dangereux pour la société.

Cet article n’a pas vocation à être une critique exhaustive du féminisme, il y aurait encore beaucoup à dire, notamment sur les contradictions du féminisme (j’en parle déjà un peu dans cet article). Il a surtout pour but de vous faire réfléchir en vous proposant un discours différent de ceux des mass médias.

Ces articles peuvent également vous intéresser : Féminine ou féministe ? et Pourquoi je ne suis pas féministe (et je ne le serai jamais)

Crédit photo : Pexels.

 

Nouveau venu ?

Acheter mes livres

La féminité, chemin de sainteté

La féminité, moyen d’apostolat

Recherche

Newsletter

Cliquez ici pour la recevoir gratuitement chaque dimanche. Retrouvez les anciennes newsletters ici.

Événements à venir

22 Commentaires

  1. Nolann

    Je pense qu’il faut savoir faire preuve d’humilité et ne pas oublier que pendant des siècles des femmes ont soufferts de donner naissances à des enfants tout en sachant qu’elles ne pourrait pas les nourrir, ni les habiller, etc., et leurs couples aussi en ont souffert; quels parents à envie de donner naissance à enfant dans des conditions si difficile. C’est malheureusement toujours d’actualité; autrefois comme maintenant, ce ne sont pas que des caprices.
    Le couple a tout autant son importance que les enfants et les Écritures en témoignent :
    -Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, chaque jour de la fugitive existence que Dieu t’accorde ici-bas. C’est là ce qui te revient dans la vie pour la peine que tu prends ici-bas. ‭‭Ecclésiaste‬ ‭9:9

    Il faut aussi penser à préserver son couple et réfléchir avant de faire des enfants.

    Alerter sur les dangerosités et dérives du monde ses frères/sœurs en Christ c’est bien, mais attention à ne pas juger son prochain…
    Néanmoins je reste d’accord sur le fait que la pilule, et autres contraceptifs soient nocifs pour notre santé mentale et physique. A mon avis, il faut éviter autant que possible d’y avoir recours.

    Réponse
  2. krelll

    « Je pense qu’il faut savoir faire preuve d’humilité et ne pas oublier que pendant des siècles des femmes ont soufferts de donner naissances à des enfants tout en sachant qu’elles ne pourrait pas les nourrir, ni les habiller, etc. »
    Certes…
    Je pense qu’il faut savoir (aussi) faire preuve d’humilité et ne pas oublier que pendant des siècles, des hommes ont souffert et se sont sacrifiés à la guerre pour défendre leur famille, leur tribu, leur village, leur pays, leur nation et qu’à choisir entre accoucher ou mourir les jambes pulvérisées par un obus, je choisirais la vie.
    Il y avait un équilibre – naturel – qui faisait que les hommes, plus forts et plus résistants que les femmes passaient 12 à 16 heures par jour dans les mines, dans les fermes, dans les champs et les usines et que, pendant ce temps, les femmes aidaient aussi leur mari et veillait à la sécurité et à la santé de la famille. Cela s’appelait un équilibre ou partage familial mais ça n’a bien évidemment pas plu aux féministes, bourgeoises gauchistes bien-pensantes qui n’avaient jamais dû toucher à un balai de leur vie ou travailler 8 heures à une caisse de supermarché dans un courant d’air.
    Le travail des filles a été interdit mais jamais celui des garçons (veuillez revoir Germinal de Zola)
    Vous trouverez donc toujours des gamins de 12 ans détruisant leur vie dans des mines de cobalt africaines pour que vous puissiez vous acheter un smartphone et papoter au sujet des jours heureux avec vos ami(e)s.

    Sinon, encore merci (de la part d’un homme) pour la qualité de vos articles bien écrits et bien documentés.

    Réponse
  3. Menguep

    Bravo pour cet article.
    Je ne vois pas ce que les féministes ont apporté de bon dans la société et pour les femmes en particulier, jusqu’à ce jour.
    Leurs prétendues solutions ( avortements, Pma, etc.) n’ont fait que briser la société en mettant en péril le rôle central de la famille pour la stabilité d’une société.
    La famille étant en péril, c’est le monde qui l’est. Dieu a créé l’homme et femme différents et penser le contraire c’est mettre en doute les Saintes Écritures, c’est-à-dire la pensée de Dieu, c’est faire preuve d’orgueil.
    Ceux qui sont pour les féministes, devraient étudier la vie de ces personnes. Ils verront beaucoup de frustration cachée.
    On ne peut pas bâtir une société sur les frustrations des uns et des autres, les femmes doivent regarder au fondement et origine des courants des pensées qu’elles suivent pour ne pas se laisser emporter par le vent comme des feuilles mortes.

    Réponse
  4. Claire FRON

    Je suis fiancée depuis le 4 mai dernier et me marie en août prochain. Le rôle de ma femme maintes et maintes fois j’y ai songé: il n’est pas de remplacer les hommes. Chacun doit avoir sa place pour qu’une société fonctionner bien. Quelqufois, en riant je dis à mon fiancé: »oui chef ». Il me répond « mais je ne suis pas ton chef ». Oui je le sais je ne serais pas son esclave, sa servante mais je serais son aide, son auxiliaire dans la mission que le Bon Dieu va nous confier. Chacun arrive dans un foyer avec ses qualités et ses défauts (le mariage ne change pas ce que l’on est) mais chacun aidera l’autre à grandir avec la grâce de Dieu vers le Ciel.  »Si un homme et une femme se marient pour s’accompagner sur le chemin du Ciel, alors leur union sera source de grand bonheur » Saint Jean Chrysostome

    Réponse
  5. CB

    La vision de la femme et de la maternité de Simone de Beauvoir est tout simplement à vomir!!!

    Réponse
  6. MCC

    Bonjour Thérèse,
    Félicitation pour tous vos articles! Pour rajouter un petit mot, il ne faut pas oublier aujourd’hui que même dans le mariage, les buts de ce sacrement ont été mis à mal par le nouveau code droit canon, qui a subit, quand à lui , dans sa rédaction comme une influence du féminisme … et c’est bien la procréation le premier but du mariage, qui passe avant l’entraide mutuelle, qui vient ensuite. La vie de couple ne peut pas se concevoir sans envisager les enfants que Dieu nous enverra. Que de joie de mettre au monde un enfant, cadeau de Dieu !
    Une heureuse maman.

    Réponse
  7. Anwen

    Le féminisme bien compris :
    La maternité est une révolution dans l’existence de la femme, et c’est le propre des révolutions de susciter toutes les puissances de la vie. Il faudrait supposer une bien complète déchéance pour qu’en cette crise douloureuse de la nature créatrice la femme ne sentit pas l’enthousiasme du dévouement palpiter dans son sein. Le premier vagissement de son enfant est l’oracle qui lui révèle sa propre grandeur ; et le fer qui détache de ses flancs une créature immortelle en qui elle se voit revivre la détache du même coup des puérilités et des égoïsmes de sa jeunesse solitaire. Cette rude étreinte des forces génératrices, ce labeur étrange imposé à sa faiblesse, ces espérances, ces angoisses, ces effrois inouïs qui l’oppressent, l’exaltent, et éclatent en un même gémissement ; puis cette convulsion dernière à laquelle succède aussitôt le calme auguste de la nature rentrée dans sa paix après avoir accompli son œuvre suprême, tout cela n’est point, comme on l’a dit, le châtiment ou le signe de l’infériorité de tout un sexe. Loin de là ; cette participation plus intime aux opérations de la nature, ce tressaillement de la vie dans ses entrailles, sont pour la femme une initiation supérieure qui la met face à face avec la vérité divine dont l’homme n’approche que par de longs circuits, à l’aide des appareils compliqués et des disciplines arides de la science.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/06/origine-du-mystere-de-limmaculee.html

    Réponse
  8. Vladi Facon

    D’après moi la femme n’est pas égale à l’homme, mais l’homme non plus égal à la femme. Donc les féministes se trompent pour beaucoup.
    Je me base sur des choses très, très basiques de la vie de tous les jours. Exemples (interdit de rire ): je ne sais toujours pas me servir d’une pompe à vélo comme il faut; mon époux ne sait toujours pas faire revenir les oignons. Pourtant c’est simple!
    Lorsque qu’il faut faire la pression des pneus de la voiture je panique presque, tout comme lui lorsqu’il faut préparer les habits des enfants pour un séjour de qq jours.
    Pourquoi se forcer à aller contre sa nature?
    Depuis que j’ai une fille (enfin ) je me rends compte encore plus de cette différence dès le plus jeune âge:18-24 mois. Ma fille aime se laver, à mettre de la crème sur ses mains, elle reclame son bonnet pour sortir l’hiver et range ses chaussures sans qu’on lui demande. A tous ces choses ses frères plus âgés n’y pensent même pas!

    Réponse
  9. Mélanie Benoist

    C’est agréable de lire ce genre d’article.
    Il est rare de pouvoir évoquer ce thème s’en déclencher une guerre en effet.

    Au lycée, j’ai manqué de me faire frapper en classe car j’avais évoqué ce point de vue. Même la prof partageait ouvertement l’avis de mes camarades. Mais elle a su faire retomber le conflit…

    Et globalement, même encore maintenant, si je donne mon avis, c’est la cata… Donc je me taie. Et en général, mes interlocuteurs sont ceux qu’on classe dans les plus « tolérants ». En fin de compte, ils sont particulièrement intolérants car refusent le dialogue.
    Pourtant, échanger ne signifie pas forcément partager le point de vue. Et respecter.

    Bonne soirée 🙂

    Réponse
  10. Thérèse Sahuc

    Les parents de Ste Thérèse (peut-être votre patronne, Thérèse, en tous cas la mienne) ont été conseillés par un bon prêtre à leur époque pour refinaliser leur mariage sous le regard de Dieu, consentir aux relations sexuelles et accueillir les enfants que le Seigneur leur enverra. Madame Martin a dû donc cheminer pour accepter sa féminité et sa sexualité, ainsi que son époux. Si Zélie Martin avait pris la pilule ou avait avorté lors de sa dernière grossesse (elle avait 42 ans et déjà 8 grossesses et 4 enfants vivants, et un cancer du sein débutant), nous n’aurions pas eu sainte Thérèse. Aujourd’hui, qui sait combien de saints et saintes ne verront pas le jour parce que leur mère n’accepte pas de donner la vie dans des conditions telles que celles de Zélie Martin ?

    Réponse
  11. Marie Groscol-Massart

    Ni aide ni auxiliaire, mais partenaires, le mot me convient mieux!

    Réponse
  12. André noémir

    être femme au foyer et donc dépendante de son mari. J’y réfléchis.
    Comment faire pour que l’homme ne finisse pas par vous prendre pour sa “mère” et que quand les enfants sont partis pour que l’homme vous abandonne pas pour une plus jeune femme. Combien d’homme abandonne leur famille et font tout pour donner ne pension minimum estimant qu’ils ont réussi leur carrière par leur propre effort et que leur femme ont suffisamment profité de leur vie oisive
    Merci pour votre retour

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Thérèse

M

Close

Latest Article
Mauris hendreritonly tincidunt nisifdf id iaculis erat malesuada et Pellentesque consecteasdtur nisl eu lobortis laoreet ligula nunc tristique lorem vitae faucibus mihendreritonly.
Other Links
General Links
&

Homepage

&

About me

&

My books

&

contact me

Design by Divi Pixel Copyright © 2024. All Rights Reserved.